"Je vis la peinture comme une expérience intérieure basée sur le ressenti visuel d’un lieu, d'un espace naturel ou urbain."
Je réinvente les traces et les rythmes observés, tels des témoignages au monde présent, dans des propositions abstraites et transversales, au travers de médiums différents (peinture ou photographie).
J’organise ainsi une chorégraphie gestuelle, lente ou précipitée où parfois la répétition du geste me permet d’intégrer la notion de temps, d'écriture et principalement de RYTHME dans l’acte de peindre, en me nourrissant du réel et de ce qui m'entoure.
Je peins des transparences et des opacités qui jouent sur les sensations visuelles et se répondent dans un dialogue qui ne cesse d'évoluer et se réinventer. La transparence des noirs ou des couleurs agit comme une radiographie et permet d'amener le regard au-delà du premier plan.
La verticalité et l'horizontalité sont les structures essentielles et dominantes de mes oeuvres où la droite rythme l'espace de chaque toile et affirme le geste premier du dessinateur dans un souci minimaliste et essentiel.
Au gré de mes voyages, je puise mon inspiration dans les architectures urbaines, les graffitis et les signes des villes, mais aussi dans les traces et les éléments observés dans la nature, tentant ainsi de restituer le lieu et de réorganiser ce qui me reste en mémoire, témoignage d’un réel fragile et éphémère.
Les séries sont traitées par aplats de largeurs différentes et donnent à voir le stable ou l’instable, l'équilibre ou le déséquilibre, l'ordre ou le désordre. Je cultive la notion d'improvisation afin de toujours questionner le regard et la sensation, mais également la notion de répétition et de rythme que les signes des lieux me révèlent. »
Je décline ainsi des productions libres et spontanées ou bien des séries au protocole choisi et déterminé à l’avance.»
Il est question ici d’un travail souvent répétitif et sériatif qui prend aussi en compte la notion de temps. Chaque toile part d'un geste essentiel et d'un choix d'outils qui vont déterminer le travail qui s'ensuivra. Le support occupe toute son importance et influe sur le type des traces exécutées.
Revenir aux gestes premiers, c’est renoncer, faire des choix, affirmer.

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