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"Je vis la peinture comme une expérience intérieure basée sur le ressenti visuel d’un lieu, d'un espace naturel ou urbain."
Réinventer les traces et les rythmes observés, tels des témoignages du monde présent, dans des propositions abstraites et transversales au travers de médiums différents (peinture, photographies et supports divers), organiser une chorégraphie gestuelle, lente ou précipitée où parfois la répétition du geste me permet d’intégrer la notion de temps, d'écriture et de rythme dans l’acte de peindre, c'est me nourrir du réel, de ce qui m'entoure, pour aller vers une abstraction propre.
J'aime peindre les transparences et les opacités qui jouent sur les sensations visuelles et se répondent dans un dialogue qui ne cesse d'évoluer et se réinventer. La transparence, telle une radiographie, permet d'amener le regard vers d'autres perspectives et incite à traverser la toile au delà du premier plan : voir ce qui se cache à l'intérieur, au delà du visible...
La verticalité et l'horizontalité sont les structures essentielles et dominantes de mes oeuvres où la droite rythme l'espace de chaque toile et affirme le geste premier du dessinateur.
Au gré de mes voyages et de mes déambulations, je puise mon inspiration dans les architectures urbaines, les graffitis et les signes des villes, mais aussi dans les traces et les éléments observés dans la nature, tentant ainsi de restituer et de réorganiser ce qui me reste en mémoire, témoignage d’un réel fragile et éphémère.
Les séries sont traitées par aplats de largeurs différentes qui donnent à voir le stable ou l’instable, l'équilibre ou le déséquilibre, l'ordre ou le désordre. Je cultive la notion d'improvisation, l'étonnement et l'inattendu afin de toujours questionner le regard et la sensation, mais également la notion de répétition et de rythme que les lignes des paysages révèlent à l'infini.
Hélène COURSET.

« Le rythme c’est la scansion d’éléments qui s’inscrivent dans une durée. En arts plastiques, c’est comment l’espace se compose à nouveau pour faire voir sa musique intérieure. Le rythme c’est la pulsation des couleurs, des formes ou de la matière qui font surface temporelle dans l’espace du visible. Il peut être lent, vif, irrégulier, homogène, hétérogène et fonde la légitimité étymologiquement topologique des images.
Le rythme serait de l’ordre de la nécessité intérieure des oeuvres qui émergerait après une lente décantation. Le rythme ou la spacialité seraient de l’ordre du refoulé pictural dont les artistes seraient les poètes de l’indicible. »
Gilles RAYMOND , « Essai sur la spacialité ».